Editorial

STORCHLe 28 janvier 1978, vingt membres fondateurs de six pays ont créé l'Académie. Des collectionneurs bien sûr, mais aussi des marchands, des journalistes, des éditeurs, des cartophiles, des artistes, des dirigeants de fédérations et de musées, bref, ceux qui s'intéressaient à l'histoire de la Poste et du courrier.Les buts étaient de transmettre ces connaissances au public par des publications, des expositions et des conférences à l'échelon européen.Quatre présidents se sont succédés pendant les vingt premières années. Au cours de réunions régulières, ils ont amélioré les statuts, le règlement intérieur et les bases du recrutement.Une atmosphère d'amitié s'est créée au cours des rencontres de plus en plus fréquentes, centrées sur un événement philatélique et terminée par un repas amical.Ces réunions, au rythme de 5 à 6 par an, chaque fois dans un pays d'Europe différent, organisées selon un protocole efficace, permettent aux membres de mieux se connaître. La langue n'est pas un obstacle, à chaque table les discussions s'animent dans un mélange digne de l'O.N.U.Nos épouses participent à ces repas et bien souvent par courtoisie, au bout de quelques minutes, les messieurs ne parlent plus de timbres.1999 a été une année difficile. Notre président Robert Françon est mort subitement. Dans l'urgence, Jean-Pierre Mangin a accepté de lui succéder. Un an après, il présentait son programme " Académie 2000 ", qui allait complètement remodeler notre assemblée.Nous sommes passés de 70 à 240 membres répartis dans 30 pays. Par sa spécificité : réunir les meilleurs dans chaque spécialité de l'histoire de la poste, notre Académie est devenue l'une des sociétés les plus influentes d'Europe dans son domaine.La grande originalité est la facilité d'admission à l'Académie : il faut avoir un curriculum vitae irréprochable, deux parrains, pas de véto écrit à sa candidature et trois mois après, on est admis.Bien entendu, il est tout aussi facile d'être exclu de l'Académie. Ce risque est pris par ceux qui ne viennent pas aux réunions pendant deux ans, qui ne publient rien ou ne prennent pas de publicité dans OPUS, le " Trait d'Union " ou sur le site internet, ceux qui enfin n'organisent aucune manifestation pour l'Académie. Dans ce cas, l'on ressort aussi vite que l'on était rentré. Mais tout ceci se fait en douceur, sans menace ni scandale.Le 24 janvier 2004 va être une date cruciale. La plupart des membres fondateurs vont quitter le comité. Ils ont bien travaillé. La relève va être assurée par une nouvelle génération de 20 ans plus jeune. Quelques anciens resteront au bureau comme conseillers, avant de se retirer à leur tour dans quelques années.Cette jeune génération est là pour donner une nouvelle impulsion à notre Académie. Nous espérons que vous lui accorderez votre confiance. Pour ce jour important où le président sera aussi à élire, nous attendons votre présence ou votre pouvoir.Amicalement.