Un avenir plein d´espérances

Nous avons demandé à nos membres comment ils voyaient le rôle de l'Académie.L´auteurNicolas Zollinger (7, chemin des Tulipes, CH-120B Genève) « Il va de soi que la philatélie et la , recherche philatélique doivent tenir un rôle primordial dans notre Académie. Il me semble cependant qu'à l'avenir, deux points devraient également être au centre de nos préoccupations: le recrute- ment de nouveaux membres et l'augmentation des possibilités de rencontres entre les Académiciens. En ce qui concerne le recrutement, si nous ne menons pas une campagne active, l'Académie risquerait purement et simplement de disparaître un jour, par faute de membres.1l faut donc que les Académiciens portent une attention toute particulière sur ce fait en proposant la candidature de philatélistes de haut niveau; un certain rééquilibrage entre les divers pays européens est égale- ment souhaitable. Afin que nous fassions mieux connaissance, il serait indispensable de favoriser des rencontres plus fréquentes entre les membres de notre Compagnie. Il y a naturellement les réunions lors de grandes expositions internationales et nationales ; mais pourquoi ne pas organiser une ou deux réunions supplémentaires par an ? En tous les cas, le calendrier de ces rencontres devrait être publié bien avant les dates prévues, dans notre bulle- tin de liaison Trait d'Union, afin qu'un maximum de nos membres puissent y participer. » L´auteurKnud Mohr (PO Box 93, DK-2900 Hellerup, Denmark) « As you know, it is very seldom, I have had the possibility to join the meetings of 'AEEPP, but I feel the club of great importance for all members. I believe the idea of sending out the Trait d'Union will strengthen the importance of the club, and I hope that members will send short articles from their own collecting area. Let me underline, starting a bulletin is a heavy task and it can be done, if the members are active. No editor can do it alone, and please remember, if you support with your ideas, you can expect it to be followed by others. I wish the editors and the AEEPP all luck with Trait d'Union. » « Comme vous le savez, je n'ai eu la possibilité de me joindre aux réunions de !'ÀEEPP que très rarement, mais j'ai le sentiment que ce club peur avoir une grande importance pour tous les membres. Je crois que l'idée de lancer le Trait d'Union renforcera l'importance du club et j'espère que les membres enverront des articles courts sur leurs collections. Permettez-moi de souligner que le fait de lancer un bulletin est une lourde charge et qu'elle ne peut être menée à bien que si les membres sont actifs. Aucun éditeur ne peut assumer cette charge tout seul et, souvenez-vous, si vous défendez vos idées, vous pouvez espérer être suivis par les autres. » L´auteurJean Storch (6, place de Verdun, 42300 Roanne, France) « En avril 1977, Robert Françon et Jean Storch ont conçu le projet d'une Académie d'Études Postales européenne. Le 28 janvier 1978, les 24 membres fondateurs se réunissaient à Paris. L'Académie compta très vite des spécialistes en philatélie, marcophilie et cartophilie, des négociants, des éditeurs de catalogues, des rédacteurs en chef de revues, et des présidents de fédérations. L'idée était de faire se rencontrer les divers acteurs des études postales, les faire se connaître et si possible nouer des liens d'amitiés, par des expositions communes, des conférences, des publications et surtout des repas en commun. Dès la deuxième année, l'habitude vint de tenir réunion de façon régulière dans différentes villes d'Europe. Le but ultime était de publier par tous les moyens afin de renseigner les collectionneurs européens. Il faut à mon sens continuer dans cette voie et faire entrer à l'Académie des membres dynamiques. Il faut continuer de publier dans toutes les langues d'Europe pour mériter toujours notre nom d'Académie. » L´auteurJames Van der Linden (BP 1, Route d'Eupen 21, 4B37 Baelen, Belgique) « De par son nom, l' Académie Européenne a pour tâche d'intégrer les intérêts philatéliques des différents pays composant notre partie du monde. Dans cette perspective, on s'attend à ce qu'une telle institution fasse sienne le modus operandi que les Académies nationales s'imposent afin de promouvoir leur propre patrimoine en philatélie ou en histoire postale. Si nous voulons valoriser le titre Trait d'Union, il est indispensable de communiquer rapidement, non seulement ce que les Académies nationales ont à faire état, mais également de diffuser les nouvelles découvertes mises à jour à gauche et à droite dans notre discipline. Force est de constater que cela soulève des problèmes.D'abord, il importe de disposer d'un correspondant dans les différents pays. Ensuite, il y a l'emploi des langues, la plus grande barrière pour coordonner une revue européenne. Il n'y a pas de solution miracle à ce problème. Outre l'immense travail, l'abondance de traductions compromet l'unité d'une Tevue. Le principe de base à observer en la matière serait de se conformer aux langues des ou du pays concernés afin de répondre à tout le moins aux attentes des lecteurs potentiels. La deuxième ligne de conduite, plus cruciale encore, consisterait à envoyer aux membres-lecteurs un questionnaire sur l'emploi des langues.Avant tout, il convient de ne pas perdre de vue que nous sommes une société savante, c'est-à-dire qu'il est primordial pour la revue de s'appuyer sur les contributions de ses membres. Plusieurs d'entre nous publient déjà dans leur pays. Aussi, la publication de ces études dans le Trait d'union, surtout celles offrant un intérêt multilatéral (relations internationales, par exemple ), serait souhaitable. Un autre point fondamental est l'instauration d'une rubrique questions-réponses. » L´auteurCornelis Muys (Pioenweg 25, 2565 AZ Don H ag, Netherlands) « Avec les années, j'ai acquis la certitude 1"). que nous avions en Europe une riche histoire postale anglaise, française et allemande... sans parler des autres pays mais que, concernant les échanges entre pays, très peu avait été fait par rapport à ce qui serait souhaitable. Il y a bien évidemment des sujets d'un intérêt moyen qui ne doivent pas être soumis à l'attention d'un public philatélique européen. Par contre, la plupart des sujets concernant les liaisons étrangères ont un intérêt pour au moins deux pays, et il serait très utile de pouvoir lire l'article concerné dans sa propre langue ou dans une lettre étrangère connue. Afin d'améliorer cela, l'Académie Européenne pourrait apporter une contribution importante en proposant de bonnes traductions. Dans le cas où cela ferait partie du nouveau programme, il faudrait tout d'abord faire un inventaire des informations importantes qui seraient susceptibles d'être traduites, suivies d'articles adaptés qui se présenteraient au fur et à mesure. » L´auteurBernard Mignon(78, Boulevard Exelmans 75016 Paris, France) « Je pense qu'avant tout, Trait d'Union doit publier les textes de conférences et des études proposées par nos membres et par des philatélistes extérieurs à l'Académie. Ces textes étant publiés avec la bénédiction de l'AEEPP, ils doivent être irréprochables : donc ils doivent être contrôlés par le Comité de lecture dirigé par le Docteur Storch. Comme le champ des textes à publier est pratiquement universel, le Comité de lecture devra faire appel aux autres membres en fonction de leurs compétences particulières, car aucun philatéliste ne peut connaître toutes les spécialités de la philatélie et de l'histoire postale du monde entier. En fonction des réponses, le Comité de lecture devra envoyer ses observations à l'auteur du texte, pour lui demander son accord ou ses observations sur les rectifications proposées. Comme son nom l'indique, l'AEEPP est une Académie d'études philatéliques et postales, or des membres ont proposé des conférences sortant de ce cadre: cartes-postales, etc. Je ne suis pas contre cette extension, mais il faudrait alors que les limites de l'action de notre Académie soient précisées. La crise de la philatélie touche plus la France que d'autres pays comme l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou les États-Unis. La politique du profit immédiat utilisée par les dirigeants de La Poste a provoqué le découragement de nombreux philatélistes débutants. Après le retirage d'un carnet de personnages célèbres, La Poste a émis ces dernières années des prêts-à-poster en nombre et quantité considérables. Les invendus étant trop importants, La Poste les cède maintenant avec un rabais de 20 et 40%, au lieu de détruire les stocks. Le rôle de l'AEEPP est d'intervenir pour faire comprendre aux dirigeants de La Poste qu~ cette politique est suicidaire pour l'avertir. » L´auteurBeppe Ermentini(Via C. Urbino, 23b, 26013, Crema, Italia) « Après ton élection, je suis très confiant .pour le redressement de notre Académie, tant dans ses structures que pour son programme, de façon que la place déjà prestigieuse qu'elle occupe dans la Philatélie européenne et mondiale soit encore renforcée. Les objectifs proposés par ton projet " Académie 2000 " sont, en ce qui me concerne, totalement appréciés et partagés. J'approuve particulièrement la lettre trimestrielle d'information qui nous motivera encore plus pour participer, en tant qu'académiciens, aux manifestations philatéliques, conférences et débats, et proposer le fruit de nos travaux à un indispensable rédacteur qui pourra ainsi en faire la synthèse e~ nous la communiquer. Il est important de constituer une Commission de Sages et une autre pour réviser nos statuts. Il est souhaitable d'individualiser un comité indiscutable pour évaluer les qualités philatéliques et morales des éventuels candidats, et choisir ainsi les meilleurs. Avec la promesse d'être disponible autant que possible, je te renouvelle, à toi Cher Président, ainsi qu'aux conseillers et à tous les sociétaires, mes félicitations ainsi que mes salutations les plus cordiales. »