Ils ont dit

Nous avons demandé à nos membres comment ils voyaient le rôle de l’Académie.…Rainer von Sharpen« Si l’Académie Européenne veut bien mériter son nom, elle doit être le reflet de ce continent aux nations si diverses et si riches dans leurs histoires individuelles pourtant hautement entremêlées. Cela a d’abord une signification pour la composition et le recrutement de ses membres ; ils ne sauraient se limiter ni à quelques pays privilégiés et traditionnellement ” forts en philatélie ”, ni aux seuls pays de l’Ouest : l’ouverture vers l’Europe centrale s’impose de nos jours (je me demande même si, à l’exception de la Russie, on peut parler d’une Europe de l’Est, tant les Polonais, les Hongrois, les Tchèques… ont contribué et participé à l’histoire commune du vieux continent).L’Académie Européenne ne veut ni ne peut rivaliser avec des Académies ou des Sociétés Nationales, mais devrait être complémentaire, en mettant l’accent sur les aspects de l’histoire postale et philatélique qui unissent les différentes nations, qui démontrent un passé commun, un échange, une interaction, une réciprocité, afin de mettre en valeur une conscience européenne beaucoup plus vieille que le mouvement politique né après la Seconde guerre mondiale.Enfin, pour bien mériter le nom d’Académie, elle doit se donner une revue sérieuse et de haut niveau qui publie des articles de fond sur des sujets ” européens ” susceptibles d’intéresser un nombre grandissant de philatélistes qui regardent au-delà de leurs bornes nationales. Et — pourquoi ne pas rêver ? — peut être va-t-elle organiser des journées de conférences et des expositions sur des thèmes européens bien définis ? Comme en Lettres il y a la ” littérature comparée ”, je chéris l’idée d’une ” philatélie comparée ”, c’est-à-dire une ” philatélie inter-nations ” et l’Académie Européenne devrait être porteuse de cette idée. Je suis convaincu que, avec sa nouvelle équipe de direction, elle s’est engagée dans la bonne direction. »…Raymond Pittier« Je suis très heureux d’apprendre la parution du Trait d’Union qui remplacera désormais le ” Bulletin ” de Georges Tixier qui fut toujours très apprécié, et dont l’envoi a été interrompu après le n° 16 et qui nous manquait. Il faudra maintenir ce contenu comme, par exemple, les résumés des discours tenus lors de nos réunions habituelles, afin que les membres absents puissent également en avoir connaissance. Les rencontres devraient, de préférence, coïncider avec les expositions, ce qui favoriserait la présence d’un plus grand nombre de membres et de candidats susceptibles d’adhérer à notre Académie. Il est en effet grand temps de nous adjoindre des ” moins de cinquante ans ”, capables d’assumer des charges dans le comité, pour soulager les anciens. Beaucoup de nos membres nous sont inconnus car ils ne participent jamais ou que très rarement à nos réunions (je ne pense évidemment pas à ceux qui, du fait de leur éloignement géographique, ne peuvent être présents). Il me semble que les Euro-membres devraient faire acte de présence au minimum une fois par an. Je serais sensible au fait que chacun publie son ” curriculum vitae philatélique ”, ce qui faciliterait les échanges ; car beaucoup d’entre nous ne participent jamais aux expositions et, de ce fait, nous ignorons leur spécialité. Cela intensifierait les relations et les contacts ne se limiteraient pas seulement aux rencontres annuelles. Nous avons fait, ensemble, du beau travail depuis plus de vingt ans. Nous en resterons donc là. Je ne suis attiré ni par les titres, ni par les distinctions ; mon ambition est tout simplement de faire progresser, avec tous ceux qui partagent ma passion, la connaissance de l’histoire postale. »…Léo de Clercq« Depuis 1988, moment où j’ai été nommé membre, je me suis senti toujours heureux et fier de pouvoir activement participer à la vie de notre Académie. Ce sont surtout les contacts internationaux agréables et cordiaux que j’ai le plus appréciés. Les rencontres se passaient le plus souvent sur le territoire français, à certaines occasions ailleurs en Europe. J’espère bien qu’à l’avenir nous continuerons de cette façon.On pourrait tenir deux réunions annuelles en France : l’assemblée statutaire à la fin de janvier à Paris et une autre rencontre lors d’une exposition nationale ou autre manifestation importante. En plus une ou éventuellement au maximum deux réunions dans un autre pays européen seraient à organiser : à l’occasion d’une exposition internationale, et simultanément avec une autre manifestation, de préférence organisée par une Académie ou une autre association philatélique de haut niveau.En ce qui concerne la philatélie : chacune de ces rencontres doit être accompagnée d’une ou plusieurs causeries et communications, de préférence données par nos membres ou par des invités de différents pays. De toutes ces causeries peuvent être publiés de courts relevés, illustrés ou non, dans notre revue.La revue Trait d’union que nous envisageons de publier ne doit pas être un organe de luxe, mais avant tout utile et réalisable aussi bien en termes de main d’œuvre que de budget. Qu’on ne se lance pas dans une aventure qui ne peut durer que temporairement. À la demande d’une large majorité, nous avons diminué la cotisation : que l’on ne nous force pas à la rehausser. Soyons donc très prudents.Dans les années 60, j’étais membre au Cercle d’Études de Belgique, dont le général Du Four fut le président. Nous avons pu y réaliser d’énormes acquisitions de connaissances nouvelles dans des domaines les plus variés de la philatélie. Ce dont je me souviens le plus intensément, ce sont les paroles du président : notre cercle doit être un cercle d’études philatéliques, mais avant tout, un cercle d’amis ! Et qu’au lieu de diminuer le nombre de lettres de notre blason, on pourrait y ajouter encore un grand A. »…Yves Maxime Danan« Il me semble que notre Académie européenne est avant tout un centre de rencontres entre collectionneurs d’un certain niveau, originaires de pays différents. À ce titre, la création d’un annuaire substantiel me paraît une orientation primordiale à soutenir : il serait souhaitable qu’y soient indiquées l’adresse et les spécialités de chaque membre, ainsi que le nombre de médailles obtenues aux expositions internationales ou (et) le nombre d’articles ou d’ouvrages publiés par celui-ci. L’apparition des photographies constituera une innovation très opportune, car elle nous permettra de nous reconnaître dans les expositions internationales. Une bibliographie des études publiées par nos membres devrait par ailleurs figurer en annexe de cet ouvrage.De même, un bulletin interne me paraît également indispensable, à la fois pour mettre à jour l’annuaire et pour le faire circuler. Enfin, il va de soi que la pratique des banquets périodiques devrait être maintenue, compte tenu de son succès habituel, pour l’échange d’informations ou pour porter à la connaissance des membres certaines études intéressantes. »…Jean-Claude Delwaulle « Ce que j’attends de l’Académie Européenne de Philatélie. Je crois que je dois d’abord me présenter : Jean-Claude Delwaulle, né le 10 octobre 1937 (quelques jours avant Jean-Pierre Mangin). Du point de vue professionnel, j’étais ingénieur des eaux et forêts et j’ai fait la quasi-totalité de ma carrière outre-mer, en particulier en Afrique ; j’ai terminé ma carrière dans le domaine de la recherche scientifique forestière par 13 ans de Congo (les plantations clonales de Pointe Noire sont réellement remarquables) et je suis père d’un très jeune garçon, Roland, qui n’a que 12 ans. Du point de vue philatélique, j’ai bénéficié du fait que j’ai collectionné parallèlement à mon père Georges Delwaulle et nous avons bénéficié mutuellement de cet intérêt commun pour la marcophilie et pour l’histoire postale. Mes sujets de collection sont essentiellement les suivants :- Marques postales et oblitérations de Paris, des origines à nos jours ;- Armées du second Empire ;- Palais impériaux du second Empire ;- Oblitérations italiennes sur timbres-poste français ;- Chiffres-taxes carrés et dentelés noirs ;- Timbres pour journaux et oblitérations typographiques sur timbres-poste ;- Timbres à date type 23 ;- Bâtiments de commerce ;- Tarifs intérieurs français de 1876 à nos jours.Ceci étant dit, voici comment je conçois l’Académie Européenne : elle se doit d’être un lieu d’entrevue où des collectionneurs ” avancés ” peuvent se rencontrer et discuter de problèmes philatéliques au sens large du terme qui se présentent à eux, cela veut dire : - Pas de formalisme à l’intérieur de l’Académie ;- Réunions plus conviviales que celles auxquelles j’ai participé jusqu’à présent ;- La formule du repas est à développer car elle permet des échanges fructueux ;- Pas de manifestation d’orgueil vis-à-vis de l’extérieur ;- Réelle volonté de communiquer ;- Participation à de nombreuses manifestations philatéliques en France et à l’étranger ;- Rédaction d’articles d’intérêt général plutôt que d’intérêt trop particulier. »

Ce que nos collègues nous ont écrit...

Ludwik K. Malendowicz. « Dear Mr President. Thank you very much for your kind letter of May 4, 2000. As requested, I am enclosing filled questionnaire for the new yearbook. Please accept my congratulations on the occasion of issuing a very interesting Trait d’Union. This is a very valuable journal and hope it will appear regularly. »