Courrier

Plusieurs lettres de nos collègues nous sont parvenues dont nous reproduisons ci-dessous les passages essentiels.BergierDe Joseph BERGIER (France)À la suite aux interventions parues dans les numéros précédents, Joseph Bergier nous indique : « Sur le plan général, me référant aux commentaires des différents intervenant dans le Bulletin, je compléterai par mon point de vue.La composition des membres de notre Société, tant sur le plan de la variété des compétences que concernant les difficultés de rencontre, compte tenu de la dispersion géographique, impose un processus permettant une meilleure connaissance mutuelle. En effet, une ou deux rencontres occasionnelles au cours de l’année, rencontres de caractère général, aussi sympathiques soient elles, ne permettant que difficilement des contacts personnels ciblés, il me semblerait intéressant de connaître le « Curriculum vitae philatélique » de nos confrères dans l’optique de contacts épistolaires dans le cadre de leurs compétences. Compétences étendues et diverses, compte tenu de la qualité des membres de notre Compagnie. Ci-joint le mien qui donne un aperçu général me concernant. Il peut sans doute être amélioré, mais il serait souhaitable que le schéma, une fois défini, soit commun à peu de choses près. Cette réflexion rejoint d’ailleurs celle formulée par notre collègue Yves Maxime Danan dans son commentaire. Un premier pas important pas a été fait avec la création du « bobinoscope » en cours, mais encore insuffisant.Autre sujet : il est dommage que des collections de haut niveau présentées en exposition, soient ensuite dispersées sans laisser de traces dans de nombreux cas. Les moyens de reproduction actuels permettent sans grande difficulté et à un coût très raisonnable de constituer une « Bibliothèque de collections », d’une part pour en garder la mémoire, et d’autre part pour s’en inspirer en cas de besoin. C’est sans doute un travail de longue haleine, encore faut-il le commencer … » Note de la Rédaction. Les remarques de Joseph Bergier sont très constructives et de la plus haute importance. Une réflexion va s’engager sur ces deux thèmes. Un « Annuaire des Curriculum vitae philatéliques » paraît le préalable indispensable à la constitution d’une « Bibliothèque de collections », et à l’échange des reproductions de collections entre les membres de notre Académie. Mais n’oublions pas, aussi, que notre « nouveau départ » est très récent … et qu’il ne date que de quelques mois !Guy DUTAULetaillieurDe Michel LETAILLIEURUn « Trait d’Union » : ces quelques pages publiées à intervalles réguliers le sont, et doivent le rester !- Union entre les peuples et les nations représentées au sein de notre Académie. Ceci veut aussi dire que chaque pays doit être représenté sans idée de prédominance de l'un par rapport aux autres. L'alternance doit donc rester souhaitable, dans toute la mesure du possible, au niveau des instances à la tête de notre compagnie.- Union entre des femmes et des hommes érudits qui, au-delà de toute frontière, sont heureux de partager leur passion commune et d’échanger leurs connaissances ou leurs découvertes au fil de leurs rencontres, causeries et publications.Sachant que la Philatélie ne s'intéresse qu'à des éléments de communication entre les hommes, il faudra que notre Académie Européenne qui vient de reprendre un nouveau souffle et retrouver une dynamique indispensable à sa survie garde son caractère chaleureux pour que l'on ait toujours le plaisir d'être ensemble et se retrouver aux quatre coins de l'Europe!PittierDe Raymond Pittier (Olten, Suisse)Raymond Pittier m’a adressé la lettre qui suit à l’occasion de la publication du ballon monté pour Tunis (Trait d’Union n° 1) : « Votre remarque concernant la rareté du Ballon monté pour Tunis m’a conduit a consulter mon fichier, dans lequel j’ai trouvé la pièce suivante :BM du 30 oct. 1870 av. Joséphine, écrit en hébreux classique, timbre rajouté, transit à Marseille du 5 novembre, et arrivée à Tunis le 18 novembre. Vente Behr mentionné comme pièce unique ». Suit photocopie de la pièce et le commentaire suivant : « Peut-être s’agit-il du deuxième de votre article ou d’un troisième que vous ne connaissiez pas. Il y a d’autres grandes raretés qu’on connaît seulement une fois : Damas, Jérusalem, Pietermaritzburg (Afrique du Sud). Depuis que je collectionne les BM (1966), j’ai rencontré une destination pour le Maroc et une pour la Grèce. » J’ai fait en substance la réponse suivante à notre éminent Confrère :« Je connais 3 BM pour Tunis : celui que vous mentionnez (Vente Behr), le mien et un troisième du 8 novembre 1870 ayant transité par Livourne (29 novembre, Cagliari (illisible) et Tunis office italien (5 décembre). Le pli, affranchi par un exemplaire du 40 c. Empire Lauré dentelé a été taxé à 30 centesimi (3 fois 10 c) par l’office italien. Je n’arrive pas a retrouver la référence du catalogue de Vente sur Offres dans lequel, il y a environ 3 ans, cette pièce a été offerte (...mais cela ne saurait tarder !). Par contre, je me souviens que le prix d’adjudication de cette pièce fut plus que respectable. »Pour l’instant, nous connaissons donc trois ballons montés à destination de Tunis.